Je cours à ma perte, mais je ne veut pas affronter cette réalité. Je ne crois que ma propre vérité. Il est vrai que tout est bien plus facile comme ça. Vous savez ce que c'est vous d'avoir la gorge noué et une boule dans le ventre en permanence ? De n'être tranquille que lorsque vous dormez, et encore. Ne plus savoir où vous avez mal, ne même plus savoir si vous avez mal. Tout ça n'est qu'une question d'habitude. Le bien, le mal ne sont que des sensations, qui ne sont que là que pour nous pousser vers nos limites. Mais mes limites je ne les connais pas. Je ne les connais plus. Allez savoir si j'en ai encore. Je me crois capable de tout. Je sais que je peux tout affronter, que j'aurais mal mais que j'affronterais. Malgré tout je ne suis pas forte. J'ai peur, j'ai froid, j'ai mal, je pleure.